| QUESTION 4 - Quelles sont vos craintes quant à la convergence illimitée que réclame Quebecor? |
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Il faut d'abord faire la distinction entre ce que l'on appelle vulgairement le « outbound » et le « inbound ». Le « outbound », ce que l'on produit au Journal et qui peut être utilisé ailleurs, Quebecor l'a déjà . Nous lui avons déjà accordé le droit d'utiliser à peu près tout le matériel créé par la rédaction du Journal dans ses différents sites Internet en autant qu'il porte nos signatures et qu'il ne soit pas modifié, et nous sommes très ouverts à élargir les possibilités pour ses autres plates-formes. C'est concernant le « inbound », le matériel venant des autres filiales de Quebecor, qu'il y a un énorme problème. Ce que Quebecor réclame, c'est de pouvoir publier le travail de n'importe quel journaliste travaillant dans une des entreprises de Quebecor Media inc. (QMI) dans toutes les autres publications de QMI, incluant Le Journal de Montréal. Cette uniformisation des contenus réduira assurément le nombre de journalistes sur le terrain et, par conséquent, la qualité et la diversité de l'information offerte aux Québécois. Selon nous, il s'agit là d'une véritable menace pour notre profession et pour le rôle important qu'elle doit jouer dans la vie démocratique de notre société. Cela permettrait, entre autres, à un employé du site Internet zik.ca d'Archambault, une entreprise dont la vocation est de vendre des disques, de publier des critiques dans Le Journal de Montréal et dans tous les magazines de TVA publications (7 Jours, Lundi, Dernière heure, Écho Vedettes, etc.). Rien n'empêcherait non plus une relationniste d'une boîte de production d'écrire un texte vantant les mérites d'une émission de télévision et de le publier dans Le Journal de Montréal en le faisant transiter par un des magazines. Si on poussait ce raisonnement jusqu'à l'absurde, Julie Snyder pourrait écrire elle-même les critiques des galas de Star Académie qu'elle anime à TVA dans les pages du Journal de Montréal, sans que nous puissions dire quoi que ce soit. Bref, d'amener la convergence à outrepasser toutes les notions d'éthique journalistique prévues dans notre convention collective et au code déontologique de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Mais vous n'êtes pas obligés de nous croire sur parole, voyez plutôt ce qu'avait à dire le chroniqueur du Journal Richard Martineau sur les dangers potentiels de la convergence en 2003 lorsqu'il était chroniqueur au magazine Voir. En cinq ans, Quebecor a multiplié ses tentacules dans ce domaine et la situation s'est aggravée. |










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