| QUESTION 10 - Le Journal est-il produit par des briseurs de grève? |
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Après un an de conflit, la grande question est en fait de savoir si les travailleurs du Québec qui utilisent les nouveaux moyens de communication sont toujours protégés par une loi antibriseurs de grève. Il est désormais permis d'en douter. L'automne dernier, la Cour supérieure a cassé la décision de la Commission des relations du travail qui avait condamné les agissements de Quebecor dans le conflit au Journal de Québec. La commissaire Myriam Bédard avait statué que Quebecor avait utilisé des briseurs de grève au Journal de Québec, en précisant ce que voulait dire la notion d'« établissement », inscrite au Code du travail, pour un journaliste. La Cour supérieure a renversé cette interprétation et c'est maintenant au tour de la Cour d'appel de se prononcer. Le commissaire André Bussière a jugé que si les actions de Quebecor contrevenaient à ce qui aurait été permis par notre convention collective, il n'y voyait pas de contravention au Code du travail, une décision que nous avons, à notre tour, portée en appel. Il reste que des dizaines de personnes dont le travail n'aurait pas pu être utilisé dans Le Journal de Montréal avant le lock-out sont désormais bien en évidence. Ce qui pose la question de l'esprit des dispositions antibriseurs de grève de la loi québécoise. L'esprit de cette loi est d'empêcher les employeurs de modifier illégalement le rapport de force dans une négociation. Quebecor viole-t-elle, à tout le moins, l'esprit de la loi antiscabs présentement? C'est notre opinion. C'est aussi celle de Bernard Landry, qui a finalement décidé de cesser sa collaboration au Journal lorsqu'il a appris que celui-ci était monté en partie à Toronto. Si ce que fait présentement Quebecor est légal, il faudra bien que nos élus nous expliquent ce qui est advenu de l'esprit de la loi antiscabs. |










Le SNJ, né en mars 1918, a choisi la voie de l’autonomie plutôt que l’option Confédérale. Au niveau intersyndical le SNJ est membre fondateur de l’Union syndicale du Groupe des Dix Solidaires. Une union de syndicats autonomes qui dépasse allègrement aujourd’hui la dizaine d’organisations à l’origine du groupement et de son appellation.